Mardi 16 juin 2009
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...est qu'il répond à un désir
ancien.
Voici, lecteurs, un nouveau texte, que j’ai écris, sur papier, puis dactylographié. Je l’ai quelque peu modifié ici et là, mais j’ai
essayé de rester le plus fidèle possible à l’original. Je crois que je me reconnais, enfin, dans mes mots, je crois que j’arrive enfin à me voir dans ces lignes, je crois que vous allez enfin
pouvoir me relire à nouveau, un peu plus régulièrement.
Lieu : bords de seine à Corbeil, jour : le 4 juin 2009.
Quelques coups de fils passés. Personne de disponible, ou j’ai peut être fait ça
histoire d’habitude. Peut être pour ne pas me sentir trop seule… un peu machinalement.
Je me suis dit que au final on n’est jamais vraiment seul, et si cela nous arrive
c’est lorsque nous sommes dans l’attente d’une arrivée, de quelqu’un ou quelque chose. Parce que nos vies sont calquées sur celle des autres. Et que ce sont les autres qui régissent nos actes,
nos mots, nos rires, nos émotions. Ce soir j’ai enfin répondu à l’invitation que je m’étais faite à moi-même, il y a si longtemps. Je vais bien et je savoure ces instants
inédits.
Je suis là, aux bords de seine, dans ma voiture, un coca zéro dans la main, avec
Francis Cabrel. J’ai écouté cette chanson… ou plutôt, je l’ai découverte (Cf : Qu’est ce que t’en
dis).
Parce que j’ai pris mon stylo et du papier. Je me suis détachée de ma vie quotidienne
pour prendre le temps de faire ce que j’aime, enfin du moins ce qui m’apaise le plus. Écrire.
Je me suis alors laissée aller à des pensées de bonheur, des pensées de rire, des
pensées de joie, de douce pensées, des pensées d’amour. Parce que je Le retrouve dans cette chanson de Francis Cabrel. Parce qu’Il me fait baisser mes armes et que je me laisse vivre. Je me laisse porter par ce bonheur. Je ne me sens plus agressée par les autres. Parce qu’Il me permet à la fois de fermer les yeux en étant plus clémente avec moi-même mais aussi de les ouvrir sur le monde qui m’entoure. Parce qu’Il me donne la plume légère. Parce qu’Il me fait sourire à n’importe quel moment. J’ai le droit à ce bonheur qu’Il m’offre… Il me l’a dit, je Lui fais confiance.
Et puis je me suis demandée tout à coup si j’avais réellement besoin de ça ? De
Lui ? Ne suis-je pas en train de me construire à nouveau sur une personne extérieure ? Non je pense que je peux le faire. La vie c’est mieux à deux.
La vie est faite pour être deux. Je me sens plus indulgente et je sais, plus que jamais, que l’important est ce présent que j’ai si peur d’affronter. Il
m’aide à le faire, je veux Le remercier d’avoir été patient, d’avoir sur gérer certaines de mes peurs et ne pas craindre les suivantes.
Je suis en train de me demander si je ne fais pas, enfin, le deuil de l’avortement, de
mon avortement. Oui, je le nomme, parce que j’en ai marre de donner des synonymes à ce que j’ai vécu. Parce que j’en ai marre de me cacher. Je ne le crie pas à la terre entière, je sais que ce
blog restera dans un cercle familiale et amicale.
Je sens mon esprit et mon corps aller de l’avant…
Les canards, les oiseaux, l’herbe et l’eau. L’eau qui coule et le soleil sur ces toits
de maisons. Les mélodies de Francis Cabrel. Le printemps nous donne des ailes les ami(e)s, je l’ai toujours dit. Et même si chaque malheur arrive à heure précise, les bons moments inopinés sont
toujours à prendre, nous sommes en vie pour eux, nous avons besoin d’eux.
Une cigarette, une gorgée de coca, du calme et de la sérénité. Et si je commençai à
apprécier la vie pour ce qu’elle me donne… il me semble que l’on en a qu’une… profitons en…